PERTE DE MES CROYANCES RELIGIEUSES

Posted by on Jun 13, 2016 in Blog, Resources | 0 comments

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PERTE DE MES CROYANCES RELIGIEUSES

L’important, c’est de

ne jamais cesser de

se questionner

Albert Einstein  

 

Auteur, Antonio L. Santos | traduction, Pierrette Martin

 

Après tous ces cahots sur le route de la vie, tout semblait finalement se calmer. Même si mon père travaillait encore à bord de navires, notre vie se stabilisait. Mon père avait acheté sa propre auto qu’il gardait dans notre garage pendant son absence. Il tenait aussi sa promesse envers ma mère et elle ne fut plus jamais hospitalisée. L’air de famille changait et je peu dire que je le sentait vraiment.

 

Mes parents n’avaient jamais été tellement religieux, mais ils croyaient en Dieu, du moins j’en suis certain pour ma mère. Elle nous enseigna à ma soeur et à moi, la façon de prier et de remercier notre Père Dieu. Nous n’étions pas obligés d’aller à l’église, mais de temps à autre, nous assistions aux offices religieux. C’était intéressant, car nous faisions de nouvelles rencontres en plus de nous joindre aux personnes que nous connaissions. Après une courte période, j’ai commencé à questionné nos croyances et éventuellement j’ai cessé de me rendre à l’église. Alors, j’ai fait la rencontre de Milu, une fille que j’aimais beaucoup. Elle était très jolie et plus jeune que moi d’un an. Elle habitait sur la même rue, non loin de chez-moi. A cause de ma gêne, jamais je n’ai eu l’audace de lui dévoiler mes sentiments à son égard. Peutêtre dû a la vie que j’avait vécu jusqu’en ce moment, toute cette négation et insecurité avait fait de moi un être timide. J’aurais fait n’importe quoi pour être prêt d’elle et ma seule chance d’y parvenir, c’était de fréquenter l’église, donc j’ai à nouveau renouer avec les offices en dépit de mon incrédulité à l’égard des rituels et des croyances. J’ai cessé de me rendre à l’église lorsque Milu arrêta de s’y rendre elle aussi. La raison pourquoi elle aussi a cesser d’y aller, je l’ignore, mais si je me souviens bien, ça mère ne voulais pas qu’elle soit la ou j’etait, assurement je n’etais pas assez rich ou bien elever selon ses critières. Rarement après cela je l’ai revu même si elle demeurait près de chez-moi et mon seul contact avec elle, fut dans mes pensées et dans mes rêves.

Un jour ma mère fut approchée par des gens religieux qui travaillaient avec elle, l’informant qu’ils détenaient la vraie version de la bible. Comme ma mère aimait Dieu, elle les invita à venir à la maison, ou bien ils ce sont invité eux mêmes. Ils se considéraient le peuple de Dieu et leurs croyances à servir Dieu, comme ils l’expliquaient, se faisait dans le porte à porte dans le but d’étendre Son royaume. Avant cette rencontre, la seule religion que nous connaissions était la nôtre, le Catholicisme, en fait, celle qu’on pensait connaitre. Nous trois, étions maintenant introduit à celle des Témoins de Jéhovah. Quoique ma soeur et moi avions été élevé dans le Catholicisme, ma mère semblait maintenant avoir développé une affinité avec ce groupe et se joignit à eux dans leur quête de se rapprocher de Dieu.

Ma vie soudainement changea, reflétant les lignes directrices de cette religion. Plusieurs règles de comportements et des célébrations différentes du Catholicisme s’appliquaient. Je n’aimais pas cela et je les combattais en posant des questions qui défiaient les enseignements. La bible contenait, d’après eux,  toutes les réponses, mais lorsque les réponses n’y étaient pas, ils traitaient mes questions comme non pertinentes ou impertinentes et ils ne semblaient pas intéressé à trouver les réponses même pour eux-même. Ma mission à cette époque était de découvrir une réponse au sujet du châtiment et de la souffrance et je m’étais juré de ne pas me satisfaire de leurs explications, que c’était les conséquences de la désobéissance d’Adam et d’Ève envers Dieu. L’enseignant en charge de cette religion dans ma ville fut invité à la maison et même lui fut incapable de me donner une réponse convenable. Parce que leurs enseignements ne pouvaient répondre adéquatement aux questions d’un enfant de mon age, ma mère perdit intérêt dans cette religion et se retira. J’étais jeune, mais je croyais que notre présence sur terre devait avoir une raison valable, logique qui impliquait plus que les conséquences de la bouchée prise dans une pomme par les premiers enfants de Dieu. Je refusais d’accepter que nous étions ici qu’accidentellement et que Dieu nous avait créé que pour son propre plaisir personnel. Il se devait d’avoir plus. C’était à ce moment que j’ai décidé de ne plus croire en ce Dieu ou de ne plus faire partie d’organisation religieuse. Si ce Dieu existait, pourquoi voulait-il garder Adam et Ève dans l’ignorance ? Pourquoi voulait-il les garder comme partie intégrante de son jardin ? Les hommes et les femmes ne sont pas des arbres ou des fleurs. Moi, avec mes animaux de compagnie, je n’agissais pas ainsi. Je nettoyais leurs cages, les nourrissais et les gardais heureux. Je ne mettais rien dans leurs cages afin de les tester. Au lieu, je leurs enseignais des choses, en autre des petits trucs. En fait, quelles expériences avaient-ils ? Comme mes animaux, qu’est-ce qu’Adam et Ève savaient ? Ils n’avaient aucune expérience de vie. Ils n’étaient que deux enfants voulant expérimenter la vie. Quel sorte de Dieu testerait ses deux propres enfants et condamnerait l’humanité entière pour cette seule faute. C’était absurde. Ce n’était pas mieux qu’un parent disant à son jeune enfant  « Je te donne qu’une chance pour marcher et si tu tombes, bien là pas de seconde chance pour toi. » Je n’accepterai pas que Dieu n’ait donné qu’une chance à ses enfants bien-aimés. En plus, je ne pouvais pas comprendre pourquoi, plus tard, Dieu nous avait donné son propre Fils afin de nous sauver. Nous sauver de quoi, de son propre courroux ? Si je demeurai au sein des Témoins de Jéhovah, je me devais de croire à ce Dieu dont leur propre bible parlait… (Genèse 3:11 – 3:19)    

 

11Et l’Éternel Dieu dit : Qui t’a appris que tu es nu ? Est-ce que tu as mangé de l’arbre dont je t’avais défendu de manger ? 12L’homme répondit : La femme que tu as mise auprès de moi m’a donné de l’arbre, et j’en ai mangé. 13Et l’Éternel Dieu dit à la femme : Pourquoi as-tu fait cela ? La femme répondit: Le serpent m’a séduite, et j’en ai mangé. 14L’Éternel Dieu dit au serpent : Puisque tu as fait cela, tu seras maudit entre tout le bétail et entre tous les animaux des champs, tu marcheras sur ton ventre, et tu mangeras de la poussière tous les jours de ta vie. 15Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité : celle-ci t’écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon. 16 – Il dit à la femme : J’augmenterai la souffrance de tes grossesses, tu enfanteras avec douleur, et tes désirs se porteront vers ton mari, mais il dominera sur toi. 17Il dit à l’homme : Puisque tu as écouté la voix de ta femme, et que tu as mangé de l’arbre au sujet duquel je t’avais donné cet ordre: Tu n’en mangeras point ! le sol sera maudit à cause de toi. C’est à force de peine que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie, 18 il te produira des épines et des ronces, et tu mangeras de l’herbe des champs. 19C’est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu’à ce que tu retournes dans la terre, d’où tu as été pris ; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière.

 

…je refusais de croire à un tel créateur. Je me suis senti trahi par cette nouvelle religion qui devait nous apporter des réponses que le Catholicisme ne possédait pas. J’avais passé tant de temps afin de découvrir les réponses à la souffrance de ma propre famille et le fait de nous joindre à cette religion m’avait apporté l’espoir d’enfin découvrir ces réponses. Ma mère était peut-être heureuse de retourner à sa foi catholique, mais moi j’ai commencé à chercher des réponses à l’existence et à la souffrance de l’humanité dans la science, me perdant dans les molécules, les particules, les cellules, et les pierres. Donc, ma quête de réponses commençait et se continuait.

 

À l’approche de mes treize ans, la vie de ma famille s’améliorait de plus en plus et il en était de même pour mon père à son travail. L’argent n’était plus un énorme problème, nous n’étions pas riche, mais nous étions capable d’acquérir l’essentiel et de temps à autre, un petit surplus comme ma bicyclette. La vie était douce pour nous tous à l’exception de ma mère qui n’avait pas un vrai partenaire, ni vrai mari. Elle désirait plus de stabilité qu’un mari venant nous visiter à tous les douze mois, donc elle lui suggéra de déménager au Canada où trois de ses soeurs y vivaient déjà confortablement et heureuses. Mon père accepta facilement cette idée, car en plus, ce déménagement m’évitera le service militaire, expérience que mes parents ne voulaient absolument pas me que je vive. Je doit avouer que le service militaire m’a toujours laisser perplexe. J’avait peur. Je n’etait pas un bagarreur ou un être violent, en fait, j’avait horreur de la guerre et tout ce qui a rapport avec la violence, en plus, j’entendait et je voyait, atravers ceux qui revenait, toute sortes d’horreurs produits par la guerre.

Je devais m’inscrire à ce service militaire obligatoire à dix huit ans et n’ayant que treize ans, cela donnait à mes parents amplement de temps pour réfléchir et préparer un déménagement de cette envergure. Mon père était déterminé à ne pas répéter les erreurs du passé et prit charge d’organiser minutieusement ce grand projet. Ma mère quoi qu’impatiente, envoya un mot à sa soeur Rosa – Rosa était la première à avoir immigrée – qui débuta les premières procédures au Canada pour que ce déménagement devienne une réalité.

Les années se déroulèrent plutôt lentement. Ma mère s’accommodait tant bien que mal de l’absence constante de son mari, espérant un changement une fois au Canada. Je fréquentais assidûment l’école et la vie se déroulait plutôt normalement, à l’exception de ce jour où j’ai presque perdu la vie à cause d’une course folle de ma part sur le terrain d’un hôpital où je me suis pris le cou dans un filin d’acier servant à suspendre le linge à sécher, effrayant ainsi ma mère au plus haut point, la vie était plutôt normale. Alors… un autre conflit éclata. Le 25 avril 1974, notre bien-aimé Portugal fit face à une révolution où les militaires prirent le président en détention, abolissant ainsi le régime fasciste qui régnait à cette époque. Quoique ce processus créa plusieurs craintes et instabilité, il se fit sans violence. Dans les semaines suivantes, tous semblaient heureux, profitant du retour de leur ‘dit’ liberté. Au début, il y eut d’énormes redressements financiers, les salaires doublèrent, triplèrent et même quadruplèrent. C’était stupéfiant, mais alors l’inflation grimpa et le prix des biens et services doublèrent, triplèrent et quadruplèrent eux aussi, quotidiennement. J’ai été témoin, sur une courte période, de la joie de ma famille de voir leurs salaires haussés et ensuite à l’anxiété causée par leur incapacité à même acquérir de simples choses comme l’essence, le sucre et le lait. Ce fut ainsi jusqu’à ce que le Portugal se départisse de ses provinces africaines et ce fut après cette décision que les choses semblent à s’améliorer.

Les conséquences de cette prise de position par le Portugal furent multiples, mais pour moi, cela me donna l’opportunité de rencontrer de nouvelles personnes intéressantes, comme plusieurs Portugais africains entrant au pays à la recherche d’une nouvelle vie, fuyent ainsi toute la confusion, la desorganisation et l’horreur qui a eclater dû a cette independance donnez a ses provinces sans acune condition ou strategie. Je fut capable de me mêler à des jeunes de mon âges qui possédait des vues différentes sur le monde et différentes façons de s’exprimer. J’étais fasciné et ravi de cette opportunité. Peu importe ma fascination et mon ravissement vis-à-vis ces nouveaux individus, les comportements de certains me rendaient inconfortable. Comme de fumer des drogues et leurs ouvertures d’esprit vis-à-vis à la sexualité, entre autres étaient des choses dont je n’avais aucunement l’habitude, donc je choisissais prudemment mon entourage. Pendant que toute cette agitation politique et ces transformations se produisaient, un événement particulier resta dans ma mémoire, l’arrivée de mon oncle Elias en provenance de l’Angola. Il apportait avec lui une valise pleine d’argent. Les billets étaient placés et arrangés exactement comme dans les émissions télévisées que je regardais. J’étais impressionné et évidemment j’ai assumé qu’il était millionnaire. Ce n’etait pas le cas. Au cours de cette agitation la devise perdit sa valeur. La devise angolaise n’était plus reconnue dans le monde et ce fait fit de ce riche oncle, un individu pauvre. J’étais âgé de quatorze ans, mais assez vieux pour contempler cette valise et imaginer les sentiments que cet homme avait dû ressentir. Il me raconta que la vie en Angola, après le retrait du gouvernement Portugais, devint confuse et menaçante et que la plupart des gens avait perdu contact avec la réalité et les valeurs. Au port, un paquet de cigarettes se vendait dix fois son prix. Les gens étaient prêts à payer un gros montant d’argent pour tout simplement avoir quelque chose à manger. J’était plutôt muet, mais ses explications me firent réaliser que l’argent n’était pas tout et que sa vraie valeur était questionnable. Tout cet argent sans valeur devant ma famille. Mon oncle eut à emprunter de l’argent à mon père afin de reconstruire sa vie.

Lorsque j’ai atteint mes quinze ans, j’ai quitté l’école pour aller travailler avec ma mère. Mes résultats scolaires n’étaient pas très bons et mon interêt pour les études inexistant. Je voulais gagner de l’argent afin de faire les choses qui m’intéressaient. Je voulais vivre une vie d’adulte, travaillé et fraternisé avec les hommes au lieu de vivre ma vie d’adolescent. Désespérément, je voulais devenir un homme. Enfin des nouvelles de tante Rosa nous sont parvenues, nous informant qu’elles avaient réussi toutes les démarches pour nous faire venir au Canada. Je grandissais, existé à l’idée de changements, je voulais aller au Canada et j’en parlais constamment et l’impatience s’empara de moi, ainsi que mes parents, lorsque nous avons reçu les papiers d’immigration à compléter. Avant que le processus soit terminé, de nombreuses démarches ont été nécessaires. J’ai appris que changer de pays, même si on a un passeport reste un casse tete.

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